Alphonse Boudi

Industriel français, (Carmonville 1873 – Ile de Pouya 1968).

Né de père inconnu, Alphonse Boudi est le 24ème enfant de Gilberte Noux, tisseuse de mouchoirs. Pour fêter le premier anniversaire du petit Alphonse, sa mère épouse Victor Boudi, un collectionneur d’or. Fasciné par la richesse de son beau-père, Alphonse construit sa première usine à 14 ans. Ne sachant pas quoi fabriquer, il fait bientôt faillite. En 1895, Alphonse Boudi crée la Manufacture Carmonvilloise d’aiguilles de montre, qu’il ferme après deux années d’activité inutile. Il ouvre une épicerie fine l’année suivante, qui périclite en trois ans. En 1902, il épouse Henriette Dulon, et en divorce le même jour.  Alphonse Boudi achète un petit voilier et part en vacances pour prendre un peu de recul. Alors qu’il pense approcher de la Corse, il fait naufrage et s’enrhume dans l’eau froide des côtes islandaises. Résigné, il décide d’écrire un roman inspiré de sa vie, mais il perd le manuscrit.

En 1920, on retrouve Alphonse Boudi au Canada, à la tête d’un élevage de castors. Un orage pulvérise ses bêtes en 1923, et Alphonse Boudi rejoint les Etats-Unis, où il devient marchand de poignées de portes en gros. La crise de 1929 a raison de sa nouvelle activité, et il rentre en France pour produire un film : c’est un cuisant échec. Dans les années 30, il vend de la ferraille, mais personne n’en veut.  Arrêté par erreur en 1942, il échappe à la Milice en tombant dans une bouche d’égout. Retrouvé mort à la fin de la guerre, il se réveille cependant et ouvre un restaurant à Paris, qui s’effondre le 3 mars 1954. « Ras le bol. » déclare-t-il, et il prend sa retraite.

Alphonse Boudi finit ses jours paisiblement aux Iles Jacquelines. A sa mort, il laisse une fortune de 15 milliards de dollars. Bizarre.

 

Patati patata