Edmund Whalburce

Whalburce (Edmund Mortimer Engelbert), 1er comte de Hattings. Explorateur et naturaliste britannique. (Château de Farnigham, Lokshire 1831 – Lac Dazkhaï 1907).

Troisième enfant de George Whalburce, vétérinaire, et de Margaret Shillingstone, riche héritière, Edmund Whalburce nait dans un environnement cossu et ennuyeux. Les pierres grises du château de Farnigham, ruisselantes d’eaux pluviales, sont propices à la dépression nerveuse. Sensible, Margaret émet une plainte continue, et son époux, le respectable George, se raidit dans un mutisme amidonné. Les deux sœurs d’Edmund lisent des dictionnaires en pleurant et le chien de la famille se traîne comme une limace.
Faisant fi des pénibles habitudes familiales, le petit Edmund se déguise en pirate et se promène.  Le 2 août 1840, Edmund Whalburce découvre un panda au fond du jardin. Cet événement décide de sa vocation. A 16 ans, il embarque sur le HMS Shlubble, affrété exprès pour voguer au hasard. Au large des Iles Filten, Edmund Whalburce se lie d’amitié avec un cétacé d’une espèce inconnue jusqu’alors, James Briston, le Dauphin jaune.

Mettant pied à terre sur le continent sud-américain, Edmund Whalburce randonne dans l’Amazonie lorsqu’il découvre la tribu des Kawayokas, qui prenait pourtant soin de se cacher pour être tranquille. On s’amuse bien à bord du Shlubble : le capitaine décide de ne pas rentrer tout de suite et de faire un petit tour du monde entre bons copains. Avant de partir, Edmund Whalburce découvre 3 espèces de lézards, 12 espèces de crustacés, 74 espèces d’oiseaux et 1 araignée. Le voyage est long. Après avoir subi une tempête, le capitaine devient bougon. Lassé des mièvreries d’Edmund et son ami dauphin, il décide de rentrer. Edmund continue seul, découvre et rend publique l’existence des Bumbanis, un peuple océanien qui ne demandait pourtant rien à personne.

En juillet 1856, Edmund Whalburce rentre vite fait en Angleterre pour épouser Mary Lingham, une jolie chanteuse choisie sur catalogue. Il en profite pour se faire anoblir, puis reprend la mer, direction l’Antarctique, où il découvre des moustiques, des poissons et un petit chaton qui s’est perdu. Il explore ensuite l’Australie, les Iles Jacquelines, l’Asie du Sud-Est, la Sibérie, l’Afrique où il ne cesse de découvrir des bêtes et des gens. “Tout de même, j’aimerais bien trouver une fleur un jour” s’exclame-t-il, avant de tomber sur un trèfle à quatre feuilles, le 11 juin 1891. Puis il meurt, lors d’une baignade imprudente.

Patati patata