Elisabeth Muffu

Femme de Lettres, philosophe et pédagogue américaine. (née à Weedfield 1938 ).

Fille unique de James-Aaron-Puckbert Muffu, un dénudeur de câbles à haute tension, et d’une mère inutile qui n’avait pas de prénom, Elisabeth naît discrètement un jour tiède.

Sa mère anonyme disparaît dans un courant d’air alors qu’Elisabeth a 8 ans. La petite fille ne sait pas si elle doit pleurer cette femme insignifiante dont elle a déjà oublié le visage. Livrée à elle-même par un père qui lui jette des marteaux la nuit, Elisabeth se perd en forêt jusqu’à ses 21 ans, où elle retrouve le chemin de la ville.

Cette grande fille recouverte de champignons et de limaces dégoûte tout le monde. Arrêtée pour avoir coupé l’appétit des habitants de Weedfield, Elisabeth est condamnée à 4 années de prison durant lesquelles elle écrit ses premiers recueils de recettes de cuisine.

Libérée pour comportement ennuyeux, Elisabeth Muffu fonde une Ecole de raccommodage de chaussettes destinées aux jeunes filles de sa ville.

Petit à petit, Elisabeth Muffu s’affirme dans sa pensée. Elle prône l’infériorité de la femme sur l’homme et s’ampute des deux jambes pour marquer sa soumission. Elle devient alors une fervente militante anti-féministe. Dans ses discours, elle recommande aux maris de battre leur femme. Etant elle-même célibataire, elle porte une fausse moustache pour s’auto flageller avec des fils barbelés.

A partir de 1982, Elisabeth Muffu subit une série d’opérations chirurgicales afin de ressembler à un chien.

Depuis 2014, elle vit attachée à un piquet au bord d’une route boueuse, d’où elle se fait éclabousser par les véhicules qui passent dans les flaques sales.

Patati patata