Hippe (Roger) (1)

Philosophe et carmélite allemand (Würtzinberg 1346 – Mulhouse 1398).

Roger Hippe est né alors que sa mère faisait de la balançoire. Percuté par un sabot de mule, sa mâchoire est brisée. La médecine étant impuissante à traiter la blessure, c’est un forgeron qui soigne le nourrisson en lui cautérisant la bouche au fer rouge. Cette mésaventure de jeunesse a été déterminante : dépourvu de bouche, Roger Hippe formule avec peine des concepts ardus. Contraint de se retirer dans un méandre du Rhin pour échapper à l’intolérance de ses contemporains, il apprend à écrire seul, et entreprend la rédaction d’une œuvre philosophique considérable : Das Glubteglup under Glup (en français : La Dronche galée sous dronche). Incompréhensible, la pensée de Roger Hippe est fermement condamnée par les autorités religieuses. Vers 1377, Roger Hippe disparaît. On le retrouve en 1398, mère supérieure adjointe d’un couvent de carmélites. Il est brûlé quelques minutes plus tard par des hallebardiers. En dépit de l’obscurité de ses propos, Roger Hippe a fortement influencé Dietrich Schweinstrucht.

Roger Hippe ne doit pas être confondu avec Roger Hippe, ni avec Roger Hippe.

Patati patata